Olivier Nasti tient les fourneaux du Chambard à Kaysersberg. Ce chef étoilé, Meilleur Ouvrier de France, puise dans le terroir alsacien. Sa cuisine parle de la terre, des rivières et des forêts d’Alsace. Elle raconte une histoire simple : celle d’un territoire généreux entre Rhin et Vosges.
En 2026, la table du chef reste fidèle à ses engagements. Les produits viennent des producteurs voisins. La nature guide les menus. Trois plats résument l’esprit de la maison. Chacun porte une facette de la gastronomie 2026.
Les recettes incontournables d’Olivier Nasti en 2026
La carte évolue chaque saison. Certains plats ne bougent pas. Ils forment le socle de la cuisine du chef. Pourquoi ? Parce qu’ils portent en eux tout ce que l’Alsace a de meilleur. Voici ces trois références.
| Plat | Signature | Moment idéal |
|---|---|---|
| Choucroute | Chou fermenté, viandes choisies une à une, fumet de poisson possible | Grandes tablées, soirée du 16 avril 2026 |
| Anguille du Rhin | Au vert, fumée, laquée aux agrumes | Repas étoilé à La Table |
| Quetsches rôties | Fruits rôtis lentement, brioche, crème glacée | Fin de repas d'automne |
La choucroute, un manifeste du terroir alsacien
Le 16 avril 2026, une soirée entière a été consacrée à la choucroute à la Winstub du Chambard. La famille Adès, figure de la Choucrouterie Adès & Fils, était présente. Ce moment fort a rappelé une évidence : la choucroute n’est pas un simple plat. C’est un manifeste.
Olivier Nasti la travaille avec une exigence rare. Le chou est fermenté avec soin. Les viandes sont choisies une à une. Le chef bouscule les habitudes sans trahir l’esprit. Sa choucroute garde le caractère des grandes tablées alsaciennes. Elle gagne en finesse et en précision. Le résultat honore les saveurs d’Alsace dans ce qu’elles ont de plus vrai.
La réussite tient aux détails. Un fumet de poisson remplace parfois le bouillon classique. Une pointe d’épices douces réveille l’ensemble. Chaque bouchée explique pourquoi ce plat traverse les siècles sans prendre une ride.
L’anguille du Rhin, spécialité alsacienne du chef
Dans la cuisine alsacienne, l’anguille occupe une place à part. Olivier Nasti la cuisine au vert, légèrement fumée, puis laquée aux agrumes. Cette recette figure parmi les plats marquants de La Table d’Olivier Nasti. Elle a fait sa renommée.
Le poisson vient directement des eaux du Rhin. Le chef lui donne du mordant avec des agrumes. La fumée reste discrète. L’ensemble tient en équilibre entre rivière et soleil. Une vraie leçon de cuisine française.
Les quetsches rôties, dessert alsacien de saison
Les quetsches d’Alsace rôties au four, brioche et crème glacée : voilà la signature sucrée d’Olivier Nasti. Le dessert paraît simple. Il cache pourtant un travail immense. Les fruits sont sélectionnés à maturité, puis rôtis lentement pour concentrer les arômes.
La brioche apporte du moelleux. La crème glacée donne la fraîcheur. Les quetsches offrent cette acidité douce qui fait leur personnalité. Un dessert qui sent l’Alsace et ses vergers d’automne. Il clôt le repas en beauté.
Le Festival de la Chasse 2026 au Chambard
L’automne 2026 s’annonce riche. Du 12 octobre au 17 novembre, le Chambard accueille la quatrième édition du Festival de la Chasse. Olivier Nasti y exprime son talent avec des gibiers d’été accompagnés de griottes fermentées. Une alliance audacieuse.
Le gibier, la griotte, le vin : trois piliers du terroir alsacien réunis dans une même assiette. Ce festival confirme la place du chef dans la gastronomie 2026. Il prouve aussi que la cuisine de chasse peut être fraîche et surprenante.
Les autres créations à découvrir
L’œuf de Pâques cuit à 64° avec langoustine et mousseline au citron reste une expérience. Le homard bleu, pièce rare venue des côtes françaises, fait aussi parler de lui. La langoustine confite au beurre noisette séduit les gourmets. Chaque assiette raconte un bout du territoire.
Voici les plats emblématiques du chef :
- Anguille du Rhin au vert, fumée et laquée aux agrumes
- Gibier d’été aux griottes fermentées
- Quetsches rôties, brioche et crème glacée
- Œuf à 64°, langoustine et mousseline au citron
- Langoustine confite à basse température, beurre noisette
- Homard bleu, une pièce rare et iodée
Où déguster les plats traditionnels alsaciens d’Olivier Nasti
Le Chambard se dresse au cœur de Kaysersberg. La Table d’Olivier Nasti sert le grand repas étoilé. La Winstub garde une version plus simple et tout aussi généreuse. Les deux adresses partagent la même exigence.
Le restaurant « 64° » porte le nom d’une cuisson fétiche du chef. L’œuf à 64° reste une expérience à vivre. Les gourmets viennent de toute la France pour le goûter.
| Plat | Ingrédient principal | Signature du chef |
|---|---|---|
| Choucroute | Chou fermenté | Fumet de poisson, épices douces |
| Anguille du Rhin | Poisson du fleuve | Fumée puis laquée aux agrumes |
| Quetsches rôties | Quetsches d’Alsace | Brioche et crème glacée |
| Œuf à 64° | Œuf, langoustine | Mousseline au citron |
| Gibier d’été | Gibier local | Griottes fermentées |
Kaysersberg se mérite. Le village perché surplombe la vallée de la Weiss. On y monte pour le vin, la nature et la table. Olivier Nasti fait partie de ces rares chefs qui tiennent leurs promesses saison après saison. Ses recettes alsaciennes vont au-delà de la tradition. Elles la font vivre.
Trois plats qui signent la maison Nasti
La choucroute d'Olivier Nasti, c'est vraiment différent d'une choucroute classique ?
Elle garde l'esprit des grandes tablées, mais le travail du chou et le choix des viandes la rendent plus fine. Un fumet de poisson peut remplacer le bouillon classique.
Où faut-il réserver pour goûter ces plats ?
La Table d'Olivier Nasti propose le grand repas étoilé. La Winstub du Chambard sert une version plus simple et tout aussi généreuse.
L'anguille, c'est un plat qui passe auprès de ceux qui n'aiment pas le poisson ?
La fumée reste discrète et les agrumes apportent du mordant. L'équilibre est là, même pour les hésitants.
Le Festival de la Chasse, ça vaut vraiment le coup ?
Du 12 octobre au 17 novembre, le Chambard cuisine des gibiers d'été avec des griottes fermentées. Une alliance étonnante, à tester.
Un mot d'encouragement pour les autres lecteurs ?
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Ancien second de cuisine en Bourgogne devenu journaliste culinaire. Passionné par les recettes qui se transmettent en famille et la gastronomie française sans chichis. Écrit depuis huit ans dans la presse gourmande.